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Un coach fier et optimiste

Un coach fier et optimiste

Québec – «Même si les chances étaient très bonnes que je sois qualifiée, je ne voulais pas y croire, m’y fier entièrement. J’ai joué comme si ce n’était pas le cas. On ne sait jamais ce qui peut arriver. Et là, je suis à la fois épuisée et super contente!»

castor-2017Cette dernière phrase concernant sa fatigue et sa joie, Anne-Catherine Tanguay nous l’a répétée à quelques reprises lors de l’entrevue, comme elle l’a souvent fait ces dernières heures auprès des nombreux médias la sollicitant à la suite de l’obtention de sa carte de la LPGA pour la saison 2018.

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Avec son cadet et fiancé Jean-Hubert Trahan, Anne-Catherine Tanguay va prendre quelques semaines de repos avant de reprendre l’entraînement.

«Et là, a-t-elle ajouté, on s’en va faire du yoga au Costa Rica et je vais être des semaines sans toucher à mes bâtons de golf!»

En effet, avec son fiancé et cadet Jean-Hubert Trahan, elle s’évadera du monde du golf pendant quelques semaines, juste assez pour récupérer et ensuite reprendre l’entraînement en vue du début des activités de la LPGA, fin janvier prochain.

Du recul

Et s’il y en a un qui est fier d’elle et qui soutient cette décision, c’est bien son coach depuis ses débuts, soit Fred Colgan.

«Elle va ainsi prendre un peu de recul sur les derniers moments assez stressants de la dernière saison, de dire l’entraîneur. Quand elle va reprendre, nous allons faire un bilan et voir avec elle ce sur quoi il faut travailler. Je crois quand même que l’on va regarder cet aspect concernant les choses qu’elle ne peut contrôler, comme son rang au classement selon ce qu’elle fait et ce que les autres filles peuvent faire pour la déloger. C’est comme jouer à la loto, on ne peut pas contrôler cela.

«Anne-Catherine, ajoute-t-il, est une joueuse agressive, qui n’a pas peur de jouer le coup délicat qui va faire la différence. Mais voilà, lors de ses derniers tournois, elle jouait pour assurer sa place, sans trop prendre de risques et c’est pour cela que les résultats n’étaient pas nécessairement ceux escomptés. Puis on a vu comment elle a terminé son dernier tournoi… elle a fini en calant trois oiselets l’un après l’autre!»

Fred Colgan rappelle aussi que, si l’on parle d’une athlète disciplinée, on parle d’Anne-Catherine Tanguay.

«C’est même l’une de ses grandes forces, soutient-il, car quelque part, pour elle, être disciplinée n’est pas compliqué. C’est naturel chez elle. Et je crois que si elle garde la qualité de jeu qu’elle maîtrise actuellement, elle va être en mesure de conserver sa carte de la LPGA l’année suivante.»

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D’autres vont suivre?
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L’entraîneur Fred Colgan est bien fier de celle qu’il connaît depuis plus de 10 ans et qui est maintenant sur le grand circuit, soit Anne-Catherine Tanguay.

Celui qui en est à sa deuxième athlète à joindre les rangs de la LPGA, puisqu’il a aussi été coach de Sara-Maude Juneau, n’hésite pas à parler de ressemblance entre ces deux jeunes femmes.

«Le talent est là pour chacune d’elle, c’est bien sûr, mais il y a aussi les efforts, mentionne Fred Colgan. Les efforts mais également la qualité de ces efforts. Chacune a connu des moments difficiles, d’autres faciles, mais leur travail leur a toujours permis de récupérer.»

Et y aura-t-il d’autres golfeuses du Québec qui pourraient marcher dans leurs traces?

«Oui et le premier nom qui me vient à l’esprit, répond-il, est Céleste Dao.»

Et les gars?

Du côté des gars, Fred Colgan croit beaucoup en les chances d’Hugo Bernard, sous la tutelle de l’entraîneur Daniel Langevin, de percer un jour le circuit de la PGA.

«Il a démontré jusqu’ici que c’est tout à fait possible pour lui. Et il y a aussi un gars comme Joey Savoie. Ces deux-là s’améliorent d’année en année et cela, c’est un signe qui ne ment pas.»

Puis soudainement, Fred Colgan nous sert des notions de géographie pour montrer à quel point, depuis une vingtaine d’années, il y a eu une évolution importante chez les golfeurs et golfeuses du Québec.

«Quand on regarde une carte géographique, souligne-t-il, on peut voir que le Québec est à la même hauteur que la Sibérie! C’est pas mal de voir des golfeuses d’ici maintenant sur la LPGA et de voir des jeunes qui se démarquent de plus en plus. C’est comme si la Floride commençait à produire des joueurs de hockey pour la LNH!»

A-t-il un exemple à donner pour soutenir ces propos au sujet de la progression du golf au Québec?

«Facile!, lance-t-il d’un trait. À Vancouver, il y a quelques semaines, Marc-Étienne Bussières, Sonny Michaud et Pierre-Alexandre Bédard ont dominé le tournoi des adjoints professionnels du Canada. On n’aurait pas vu cela il y a 20 ans!»

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